Elle se fait grugée de sa prime de retraite de…70 millions FCFA

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Sabel Diop, ancienne directrice commerciale de la Société africaine de raffinage (SAR) avait reçu 70 millions Fcfa en guise d’indemnité de départ en retraite.

Malheureusement, elle a été roulée dans la farine par un nommé Abdourahmane Barry à qui elle avait remis ladite somme pour investir dans le secteur du transfert d’argent.

Sa domestique était une espionne au service de son escroc. Celle-ci travaillait avec Barry avant qu’elle ne l’engage comme « bonne ». Les explications de la victime

« C’est ainsi que je lui ai remis 70 millions Fcfa en trois tranches. Je lui ai d’abord donné 40 millions, ensuite 20 millions et enfin 10 millions Fcfa. Il m’a fait des décharges. Pour ce contrat, aucune banque ne l’a signé. Il devait avoir un agrément, mais tel n’est pas le cas », raconte-t-elle.

Pour mieux la ferrer, elle souligne que la domestique qui lui a été proposée par sa voisine (toujours la même Amy Mbaye) était une espionne au service du sieur Barry.

« Lorsque j’ai réclamé mon dû, le prévenu m’a donné 5 chèques sans provision. Il ne m’a remis que 6.045.000 Fcfa. C’est par la suite que j’ai appris que la domestique travaillait avec lui avant de venir chez moi ». Poursuivi pour escroquerie, Abdourahmane Barry, la quarantaine, a nié sans ambages les faits.

« On est une startup qui travaille dans le milieu du transfert d’argent. La société de transfert d’argent a eu des difficultés au moment où j’étais en France. Je reconnais avoir reçu de l’argent de sa part, mais c’est la société Aceb qui me doit l’argent », s’est-il dédouané avant d’indiquer que la domestique n’a travaillé chez lui qu’un seul jour.

Dans sa plaidoirie, l’avocat de la partie civile, Me Seck, a demandé que le prévenu soit condamné pour les faits d’escroquerie. « Le prévenu a créé de faux contrats et une fausse société pour ces manœuvres frauduleuses », a soutenu Me Seck qui réclame 100 millions Fcfa pour tous les préjudices

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